Friday, June 19, 2009

Quand le ridicule devrait tuer !




Pauvre che !


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Wednesday, June 17, 2009

Laissez un message, merci !





Je serai quelque part dans ce royaume pour (presque) le prochain mois.

À bientôt !


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Thursday, June 11, 2009

Milliénium



Mai 2008. Deux de mes meilleures amies, me sachant amoureux de livres et (un peu) en panne de "nouveauté", m'offrirent les trois tomes de Millénium pour mon anniversaire. Elles me tendirent un gros sac que je m'empressai d'ouvrir.

- Merci.

- Tu ne connais pas ?

- Non.

- Moi qui pensais que tu étais au courant de tout ce qui se passait en littérature.

-...

Je n'en avais pas entendu parler. Je ne suis pas au courant de tout. Loin de là. C'est pas parce que j'aime la musique que je sais que Britney Spears vient de sortir un nouvel album. Ce n'est pas parce que j'aime le cinéma que je sais que le dernier Ben Stiller est sorti.

L'analogie entre Millénium, Britney et Ben n'est pas fortuite. Un livre à succès ? J'ai toujours la même réaction : du snobisme que je sais injustifié, mais que j'assume pleinement. C'est ainsi que je n'ai toujours pas lu Dan Brown ou Marc Levy, par exemple.

Mais là, c'était différent. Tes meilleures amies t'offrent une trilogie pour ton anniversaire, tu fais quoi ? Tu joues le snob ? Non.

J'ai plongé dedans quelques semaines plus tard.

J'ai fini le dernier tome à Punta Cana en Août. Entre un article de Jeune Afrique et un autre du Monde Diplomatique (qui parlait de la détresse des Haïtiens en République Dominicaine : bonjour le sentiment de culpabilité en pleines vacances), je les ai littéralement dévorés. La partie la plus dure fut, sans doute, la première moitié du deuxième tome, car un peu ardue, un peu trop descriptive.

Est-ce que je regrette ? Pas du tout. Qu'est-ce que j'en pense ? Un bon divertissement. Un très bon divertissement même. On arrête ça là.

À ceux qui mettent Larsson aux nues, parce que mort quelques jours après avoir déposé les trois tomes chez son éditeur, parce qu'il parle de féminisme, fascisme, etc, je dis : vous exagérez. Il n'y a pas de quoi en faire un plat.

À ceux qui honnissent ce genre de littérature, je dis : je vous comprends. Mais tout dépend de comment on le prend. Un bon Bruce Lee est un bon Bruce Lee sans être un chef-d'oeuvre de cinéma. Un bon Pierre Lapointe est un bon Pierre Lapointe sans en faire du Brel. Il faut relativiser. Mais je vous comprends. J'aurais eu le même réflexe. Mais j'aurais eu tort.

J'ai vu le film Millénium. Correct. Encore une fois, un bon divertissement. Pas plus. Pas moins. Pas besoin de s'emoustiller. Pas besoin de se fâcher non plus.

Personnellement, Millenium a été un tournant dans ma carrière de lecteur : depuis, j'ai moins d'à priori. Depuis j'ai lu au moins six livres de Harlan Coben, un maître du roman-thriller, toujours avec le même plaisir, mais aussi avec la même conviction : je n'apprends rien, je me divertis.

La question qui se pose est la suivante : Doit-on toujours apprendre quelque chose ? Apprend-on quoi que ce soit quand on joue aux cartes ? Quand on fume un cigare cubain ? Les exemples pleuvent, mais vont dans la même direction...

Enfin, je voudrais parler brièvement d'une dernière chose : À ceux qui ont lu Millénium, Anges et démons ou Da Vinci Code et qui ont aimé, adoré, trippé, de grâce, lâchez-nous avec vos : Ah oui, tu lis ? As-tu lu Da Vinci Code ?
C'est trop simple, trop gaga, trop fraises, framboises et myrtilles ! Vous avez aimé ? Bien. On est contents pour vous !




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Wednesday, June 03, 2009

Les hirondelles de Kaboul



Ou la vie quotidienne de quelques afghans pris au piège dans leur pays natal.

Ou la vie horrible de quelques afghans dans un régime totalitaire(lire "horrible").

Ou encore, la vie terrible de quelques afghans dans un régime taliban.

C'est court. C'est précis. C'est bien écrit. Ça finit un peu en queue de poisson. Mais, ça ne pouvait finir autrement : cette histoire absurde que Yasmina Khadra décrit ne pouvait qu'avoir une fin absurde. La fin, dans ce Kaboul, c'est tous les jours, toutes les heures...

En refermant le livre, j'ai eu cette pensée fatale (et certainement voulue par Khadra) : Si c'est ça l'islam, je démissionne !


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Wednesday, May 27, 2009

Les arbres, la pluie, la vie !

C'est par un matin gris et légèrement pluvieux que commence cette nouvelle année de ma vie. Je n'ai qu'une vue restreinte du paysage : de ma cuisine, je vois quelques branches d'arbre vertes et un semblant de pluie qui ne cesse de tomber. Les gouttes d'eau gênent parfois le vert immaculé des branches. Et c'est comme un enfant qui colorie au dessus de couleurs déjà existantes.

Les clochers de l'église polonaise (la plus proche église) me réveillent et effacent ces pensées furtives, teintées de douce tristesse. Et c'est comme pour me rappeler que je ne suis pas chez moi. C'est drôle, l'exil. Les cinq premières années, tu cours comme un joyeux luron, dans tous les coins du (nouveau) monde, fier d'être loin, fier de voir toutes ces têtes qui ne te ressemblent pas, fier de tout et de rien. Les cinq années suivantes, tu te sens chez toi, c'est plutôt là-bas que tu n'es plus chez toi, c'est plutôt là-bas qu'ils ont ces pensées bizarres, ces dogmes irrationnels, ces règles enfouies, chuchotées, subites mais (presque) jamais exprimées à haute voix, incompréhensibles pour ta tête d'occidentalisé. Tu es bien. Dans le pays d'accueil que tu as choisi, qui t'a choisi, tu te sens chez toi. Tu as lu leurs livres et leurs journaux, vu leurs films, écouté leur musique. Tu les as bus. Au goulot ! Et maintenant, tu es chez toi. Chez toi. Chez toi.

Mais voilà. 15 ans d'exil, ce n'est pas 5, 10, 12 ans. C'est différent. Voilà que la moindre chanson d'Oum Kelthoum - dont tu n'as jamais, jamais, acheté de CD, à laquelle tu t'es vaguement intéressée - te fait vibrer. Cette chanson, triste et larmoyante, cette élégie chantée par cette diva de la musique arabe, était inscrite quelque part dans ton cerveau, cachée dans un de ces tiroirs ultra-secrets, que même le plus grand des serruriers du monde, ne saurait ouvrir, ne saurait dévaliser. Les clés (car il y en a plusieurs) sont nombreuses et différentes. Il y a l'enfance, l'adolescence, l'interdit, le beau, la jolie. Il y a l'embarras, les complexes, les frustrations, les fou-rires, le bonheur, le débile, le ridicule, mais aussi l'insoupçonné, le vécu passif, le subit. Et c'est là qu'Oum Kelthoum, Abdlouhab, Farid El Atrach et Fairouz viennent, surgissent. Ils étaient là dans ton vécu passif, jouant sur une radio lointaine pendant que, toi, enfant fou, tu jouais au Nintendo, tu écoutais Michael Jackson ou tu te peignais les cheveux à la Vinnie Terranova. Et le cerveau enregistre, classe, cache, dissimule, et un jour crache ! Et c'est des kilomètres de poils qui s'hérissent, et c'est ton coeur qui bat la chamade, et tu ne sais pas pourquoi, mais tu t'arrêtes, tu figes, prisonnier de ta mémoire, de ton coeur, de tes trippes, et tu écoutes, mi-ravi, mi-triste, entre deux mondes, à l'image de ta vie, à l'image de tes choix.

Il ne pleut plus. Le silence règne. Seul le frigo ronronne, clamant à douce voix qu'il est toujours vivant. Le frigo est le gardien du chez-soi. Toujours debout. Toujours au même endroit. Maître de tous ces autres, qui au moindre chuchotement, à la moindre indiscipline, se font sermonner par le vaillant frigo qui les ramène à l'ordre, avec son vague toussotement régulier, constant, comme une horloge qui refuse de rendre les armes.

Il ne pleut plus. Et devant moi, dans ma cuisine, Ché Guevarra regarde au loin, comme si ici, ce n'était pas assez. Je crois que notre valeureux Ché a toujours regardé au loin, levant les yeux, il voyait devant lui et des décennies, des siècles se dessinaient dans son cerveau. Lui, ce n'était pas le vécu passif, c'était l'imaginé actif, une autre discipline à laquelle je ne me suis pas encore attaquée. J'aurais voulu que tu regardes ici Ché. Ici. Avec nous. Avec nous. Mais, l'ironie de la vie aurait fait que je ne t'aurais alors probablement pas connu. Parce que...enfin..tu me comprends...

Le vent souffle maintenant. L'arbre me l'a chuchoté, me l'a singé, du bout de quelques branches qui dansent le tango. Et je ne sais toujours pas quoi faire de cette journée de vacances que j'ai prise. Un peu pour regarder le Barça jouer sa finale, un peu pour me remettre de mes émotions de jeune vieux, de jeune trentenaire.

Le vent souffle toujours. Et je sais que si j'avais un mercredi par semaine, j'écrirais plus souvent.

À bientôt !

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Friday, May 22, 2009

Le temps qui passe

Je regarde des photos de moi, enfant, et je ne me reconnais pas. Reste le regard. Un peu triste. Un peu sérieux. Un peu rêveur. Restent les lèvres pendantes qui pendent toujours. Restent les cheveux noirs qui sont toujours noirs. Mais le coeur. Mais l'esprit que j'aurais voulu libre, mais qui s'enchaîne, s'attache, s'encercle de dogmes et de principes infinis. Mais tout le reste. Et des fois, je me réveille la nuit et je crie : Où es-tu ? (Pourtant, Marc Levy, pas vraiment !).

...bientôt 32 ans ! Ça passe vite, très vite ! Et je n'ai pas hâte au reste !


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Monday, May 04, 2009

La connerie sur deux jambes

C'était il y a quelques mois. L'hiver gris et froid pesait sur ma petite tête de montréalais. Je rentrais chez moi. Parce que je n'avais rien d'autre à faire. Parce qu'il faisait froid dehors. Parce que c'est chez moi et c'est pour ça que c'est fait.

Tiens, un club-vidéo juste à côté de chez moi. Tiens, c'est avec des guichets automatiques (concept que j'avais vu 10 ans plus tôt dans une petite ville d'Espagne : Grenade !). Tiens, la pancarte est orange. C'est beau l'orange en hiver !

Je vais l'aider, je me suis dit. Je crois au développement communautaire. Ça grandit en petits cercles, en petits quartiers, puis c'est la ville, puis c'est le pays, puis c'est le continent, puis..vous voyez où je veux en venir. Je suis comme ça : idéaliste, même en hiver !

Je suis donc rentré. Il était là à classer ses DVDs. De taille moyenne, un petit ventre, pas de cheveux sur la tête.

- C'est pour m'inscrire...

- Parfait. Deux pièces d'identité s'il vous plaît.

Je lui donne ma carte d'assurance-maladie et mon permis de conduire.

Il jette un coup d'oeil sur le permis de conduire. Mon nom commence par "ALK". Chacun ses défauts.

Il me regarde et il lâche :

- C'est comme Alqaida.

S'ensuivit un rire sonore, épais, gras. Aussi gras que la blague.

Je manque d'humour ?

Peut-être...

Je me suis quand même inscrit. Idéaliste, malgré les mauvaises blagues.

Il a fermé trois mois plus tard.

Et dans mon portefueille, trône toujours la petite carte de location de DVDs. Il me reste 17$ de crédit.

J'en fais quoi ? Don à Alqaida ?

Ça ne vous fait pas rire ?

Vous manquez d'humour !


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